apprentissage, bien-être, chiot

Les premières nuits du chiot à la maison… Alors, on le laisse pleurer ou pas?

Question qui revient systématiquement lorsque l’on travaille avec des chiots, c’est la façon dont il va falloir s’y prendre lors de son arrivée à la maison.

Les premières nuits, on le laisse pleurer ou pas? On nous a dit qu’il fallait l’isoler? Si on le prend avec nous, il va pas s’habituer? On nous a parlé d’hyper attachement, c’est possible?

Rare sont les personnes à ne pas me faire part avec fierté d’avoir tenu bon parce qu’on leur a conseillé de ne SURTOUT PAS se lever lorsque leur chiot pleure les premières nuits à la maison…

Et pour cause qu’ils en sont fiers! Parce que franchement, ce n’est pas forcément evident.
Instinct protecteur, culpabilité… difficile de ne pas résister aux appels d’un petit être un peu desemparé.
« Il va apprendre à réclamer votre attention », « il faut qu’il s’habitue », « ce ne sont que des caprices »…
Chacun y va de son pronostic sur la capacité associative du chiot pour justifier son propos.

Mais le chiot lui, il en pense quoi?

Mettez-vous à sa place:

Il vient de quitter son cocon, sa môman, sa fratrie, sa routine, ses repères…

Il arrive dans un environnement inconnu, avec des humains inconnus (surement sympathiques comme tout, mais inconnus quand même).
Même s’il à l’air dégourdi et explore la maison durant la journée et qu’il n’a l’air en rien traumatisé, cela reste une énorme épreuve d’adaptation tout de même et celles des premières nuits plus que tout le reste parce qu’il n’a pas ses repères habituels, sa source de chaleur et de sécurité, blotti au milieu de ses frères et soeurs.

Cette inquiétude se traduit donc par la seule manière que le chiot à pour s’exprimer: pleurer, chouiner, aboyer… en un mot, « HELP ! »Alors, faut-il ou faut-il pas?

Loin de moi l’idée de dire à chacun que ce qu’il juge bon de faire ou non est une erreur, mais ce qui me gêne sincèrement, ce sont les obligations!

Rien ne justifie que l’on interdise et que l’on cherche à faire culpabiliser un propriétaire qui écoute son instinct et cherche à devenir un être protecteur et bienveillant pour son animal de compagnie en répondant à sa « souffrance ».

On peut être bienveillant et rassurant sans pour autant surprotéger son petit compagnon et être à même de l’accompagner dans son developpement et dans ses apprentissages sans que cela ne soit brutal. « Oui mais c’est necessaire – c’est pour son bien… qu’ils disaient ».

L’instinct, c’est important! et nombreux sont les gens n’écoutant plus leur instinct au profit de la télé, des magazines, d’internet, des « professionnels » ou du conseil du voisin, alors qu’en s’écoutant ils avaient souvent tout bon.

Alors, FAITES VOUS CONFIANCE !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! 🙂

L’important dans tout ça, c’est toujours que le chiot apprenne progressivement.

L’habituation à un nouvel environnement, des nouvelles routines, prendre confiance en lui prennent du temps, et ce ne sont pas une ou 2 semaines de gestion du « détachement » qui vont mettre à mal sa capacité à devenir autonome, bien au contraire!

Un apprentissage de la solitude et un détachement progressif sont bien plus bénéfique à l’animal qu’une séparation brutale et source de stress.

Et ce fameux « hyper attachement » ou anxiété de séparation, normalement véritable trouble émotionnel que l’on nous sert souvent à toutes les sauces… Croyez bien qu’il faut davantage de temps que quelques jours à un jeune individu pour développer ce type de souffrance. Et c’est bien souvent un contexte trop brutal qui ne leur a pas permis de faire face à cette solitude.

On peut donc par exemple:

– Dormir dans sa pièce à lui ou sur le canapé dans le salon pour finir par rester moins longtemps jours après jours.

– Le prendre avec nous dans la chambre, dans son dodo, porte ouverte et l’éloigner un peu plus jours après jours.
– Placer dans son dodo une peluche ou un doudou chauffant faisant le lien avec le sentiment de chaleur/sécurité qu’il avait dans sa fratrie (ça évitera de le monter dans le lit 😉 )

etc…

Et le petit + de passer quelques temps à veiller sur son chiot, c’est que c’est tellement plus pratique pour le sortir durant la nuit, et maximiser l’apprentissage de la propreté 😉

On peut donc rapidement  en +, profiter du ou des moments où on l’amène faire ses besoins la nuit pour le laisser, au retour dans son panier, se rendormir tranquillement à nos cotés avant de le quitter.

Certains vous conseilleront peut être des phéromones et autres pour soulager l’inquiétude et le laisser tout seul très rapidement. C’est correct, c’est tout à fait possible, mais à titre personnel, je préfère m’investir physiquement et moralement auprès de mon chiot que de passer mon temps à sortir mon porte monnaie pour m’éviter cette peine. C’est comme cela que l’on construit une relation durable et basée sur la confiance et que nous prenons nos responsabilités vis à vis de ce petit être que nous avons choisi de garder.

Mais quel que soit votre choix:


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